lundi 2 février 2009

Boston

Boston, c'est charmant et le centre n'est pas très grand. Et c'est comme à Lille, on a l'impression que tous les individus de plus de 35 ans ont été parqués dans un endroit invisible, parce qu'il n'y a que des jeunes. Forcément : il y a plus de 80 high schools, colleges, universities et autres endroits où ça coute cher d'étudier.

La ville est très belle : de vieilles maisons en briques à côté de buildings flambants neufs (mais moins insolents que ceux de Manhattan).

Nous avons été hébergés (merci le couch surfing) par un étudiant thailandais de 20 ans (21 ans dans une semaine, il pourra enfin rentrer dans les bars...) qui vit ici pour ses études depuis 5 ans, parle sans aucun accent et loge dans un superbe appartement qu'il partage avec son coloc de 56 ans, chercheur en médecine douce à Harvard (oui, ici ils ont de l'argent pour faire des recherches, même sur ça).

Les bonnes adresses :

  • Tout Newbury Street, les "Champs Elysées de Boston", mais qui auraient la largeur de la rue du Cardinal Lemoine. Que des petites boutiques de créateurs hors de prix, et quelques classiques pour rappeler que quand on est Américains, on a quand même le sens du pratique (genre The North Face, Patagonia et autre enseigne duveteuse). Ne pas louper, au numéro 205, la boutique International Poster Gallery, qui vend les originaux des vieilles affiches publicitaires, la plupart françaises. Plein d'inédits (à 34 000$, mais on n'est pas obligés d'acheter hein).

dimanche 1 février 2009

Portland, Maine





Deux jours dans la ville d'origine d'Esmé. Chez sa mère. Sans Esmé. J'ai été prise en main par une vraie maman, qui nous attendait avec un roti de boeuf aux carottes, qui nous a fait un tour de la côte en voiture comme une guide. La veille il y avait eu une tempête de neige, alors disons que ce n'était peut être pas le meilleur jour pour visiter la ville, rapport aux flaques de boue et de verglas, et aux machines saleuses qui n'ont été activées qu'au bout de 24h. Mais la région est vraiment magnifique, et la ville est un genre de port en briques au charme industriel.

Les bonnes adresses :
  • Di Millo's: Le soir, repas imposé : deux homards par personne sur un restaurant-bâteau ringard mais détour obligé quand on ne connait pas la ville. En foulant de mes chaussures crasseuses la moquette rouge bordeaux épaisse comme un cheesecake, j'ai fait chuté la moyenne d'âge de la clientèle de 45 ans. Les serveurs n'avaient pas vu de clients aux cheveux autres que gris depuis 1987. Enfin c'était bien marrant et les homards étaient délicieux (surtout que pour les manger, on a eu droit à un magnifique bavoir plastifié à l'effigie d'un homard qui a l'air hyper heureux, et ça, c'est la classe!) Sur le port, impossible de le rater.

Montréal : faudra y retourner...



Je vous entends d'ici : "Quoi? que deux jours à Montreal? Mais ça ne sert à rien!" Si, ça sert à rigoler de l'accent des gens et à faire du patin à glace sur les lacs gelés.
Parce qu'en effet, en deux jours, quand on ne connait personne dans la ville, que les gens qui nous hébergent ne sont en fait pas là et nous ont laissé l'appart, et bien c'est dur de pénétrer la ville et de retenir autre chose du voyage. "Mais elle est complètement fermée d'esprit celle-là..." Hé ben oui! J'ai bien aimé cette ville parce qu'elle permet de ne pas être tout le temps en ville : des parcs enneigés, un port qui fait un peu rêver. Mais dire que j'ai aimé la ville en elle-même ce serait un peu comme dire que j'ai adoré le dernier David Lynch... alors que je n'ai rien compris (surtout le moment où on voit les gens déguisés en lapin.) J'ai un peu l'impression d'être passée à côté et j'ai surtout eu le sentiment bizarre d'être de retour en 1996 : pubs, enseignes, fringues, tout m'y faisait penser.

Ce qui est super, et là, pour le coup, tout à fait facile d'accès, ce sont les gens, qui sont vraiment gentils. Aller au restaurant est un plaisir (par contre c'est 5600 calories par repas, à côté, les USA sont des petits rigolos au régime légumes vapeurs), les serveurs expliquent les plats, conseillent, sourient, bref, pas comme à Paris (ha... que de clichés dans ce post!)

Donc, Montréal, je dois y retourner, plus longtemps et avec des gens qui connaissent (avis aux amateurs, hein Johanna.)